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Entretien avec Jean-François PELLAN - par Paul Povoas

Jean-François PELLAN, président du Centre Généalogique du Finistère, mais aussi Président de l’Union Généalogique de la  Bretagne Historique, homme de loi – puisqu’il a officié en qualité de notaire – est un  homme de conviction qui s’est montré pendant plusieurs années un fervent défenseur d’une activité associative mêlant projets constructifs et bénévolat assidu au service du Finistère : Bases de données généalogiques, revue et  forums. Aussi, cet homme connu et reconnu du monde généalogique associatif est responsable d’une revue :  « Le lien », le bulletin du CGF tiré à plus de 5 400 exemplaires et  dirige une association qui totalise près de 6 000 adhérents, faisant de ce cercle l’un des plus importants de l’Hexagone.


La revue « Le Lien »

PP : Parlons de votre revue « Le Lien », la revue du Cercle Généalogique du Finistère.
JFP :  Je n’ai pas choisi le titre. Ce sont mes prédécesseurs, à l’époque où l’association ne comptait pas autant d’adhérents qu’à présent ;  c’était il y a environ 25 ans.
On essaie d’abord d’être une revue finistérienne, avec des articles de qualité plutôt intéressante, qui doit susciter l’intérêt de tous nos adhérents. J’estime donc que nos articles ne sont pas, disons-le, « bas de gamme ». La revue compte environ quatre-vingts pages. En réalité, pour le contenu de la revue « Le Lien »nous sommes  tributaires de ce que les adhérents nous transmettent ; c’est sans doute le cas de figure pour bon nombre de revue d’association. Il faut avoir à l’esprit qu’une revue généalogique ne doit pas être une revue historique. Nos articles sont, en conséquence, très souvent suivis d’une généalogie descendante ou ascendante afin de permettre à certains de nos adhérents de faire des cousinages soit avec un personnage célèbre, soit avec une des personnes dont on a mis la vie en lumière.
La revue se décompose en deux parties : la principale, étant destinée aux articles, totalise environ 60 pages, l’autre,  le « cahier  bleu », est consacrée à la vie de l’association. Ces deux parties sont sur des supports indépendants.

PP : Qui sont en général les auteurs ?
JFP : En règle générale ce sont des  membres du cercle. On compte également des érudits, des professeurs d’université, qui sont sollicités, et dans certains cas, je fais appel à leur service en insistant jusqu’à ce qu’ils me remettent un sujet dont ils peuvent être les spécialistes. Dès lors qu’un sujet peut être écrit et publié dans la revue « Le Lien », dès lors qu’il concerne l’histoire du Finistère et les Finistériens, je fais en sorte qu’un article me soit remis par l’auteur. En fait il m’arrive souvent d’assister à des conférences et de détecter des sujets ;  je m’adresse directement aux personnes en leur indiquant que les sujets qu’ils viennent de présenter intéressent la revue tout en précisant qu’elle est tirée à plus de 5 000 exemplaires. Du coup, cet argument suscite de l’intérêt. 5 000 lecteurs,  c’est tout de même non négligeable. D’autres arguments sont mis en avant comme le tirage couleur sur papier couché. C’est une belle revue, soyons clair.

PP : Etre auteur pour « Le lien » c’est une belle occasion de faire connaître son travail.
JFP : Il est toujours dommage qu’une personne qui a fait un travail de qualité le laisse dormir au fond d’un tiroir. En les publiant, c’est leur donner de la reconnaissance et les inciter à en écrire d’autres.
Sur nos 5700 adhérents, nous comptons parmi eux des érudits de bon niveau.  Publier, comme je l’ai dit, c’est communiquer son savoir, la résultante des connaissances dans les sujets développés. 
Et il est vrai que je me surprends, à chaque fois qu’on prépare un numéro, de recevoir, chaque trimestre de nouveaux articles. En revanche il m’est arrivé de  me demander si nous étions en mesure d’avoir suffisamment d’articles pour préparer les numéros suivants. Finalement les sujets arrivent et je suis particulièrement satisfait de leur qualité. 

PP : Monsieur Pellan, vous êtes, en qualité de président du CGF, le responsable de la publication. Qui vous entoure pour la réalisation de ce bulletin ?

JFP : Nous disposons d’un comité de rédaction de huit personnes, qui est présidé par Marie-Annick Renaud-Morvan, professeur d’anglais en retraite, qui manie Xpress comme une véritable professionnelle. Et bien entendu nous composons totalement la revue. Une fois que tout est achevé, elle apporte la clé mémoire à l’imprimeur pour en effectuer le tirage.
D’ailleurs, il paraît que nous sommes un de leurs plus gros clients en termes de volume de tirage.  Je tiens à préciser que « Le Lien » est  trimestriel.

Le Président du CGF, Jean-François Pellan.

PP : Parlons de vous. Qui êtes-vous ?
JFP : Lorsque j’ai été amené à diriger le Centre Généalogique du Finistère, j’exerçais le métier de notaire. Retraité, j’ai repris mon activité pendant deux ans car on a fait appel à mes services pour gérer une étude dont la titulaire était en arrêt maladie. Depuis le 31 janvier 2009, je suis de nouveau à la retraite. Pendant un certain temps j’écrivais beaucoup pour  la revue « Le lien », notamment des articles explicatifs sur les actes notariés du XIXème siècle.

PP : Vos connaissances vous aident-elles à expliquer les actes notariés d’il y a un siècle voire plus loin ?
JFP : Les généalogistes ont souvent tendance à vouloir interpréter le passé juridique ancien à partir de leurs connaissances actuelles. Le Droit n’est pas une science figée. Il a évolué au cours des siècles. Les généalogistes se posent très souvent, par exemple, des questions à propos des reconnaissances d’enfant naturel. La désignation des parents dans l’acte de naissance n’emportait autrefois aucune conséquence juridique. Tant que la reconnaissance n’était pas intervenue, l’enfant ne pouvait hériter de ses parents et vice-versa. Citons aussi l’évolution du Droit en matière de majorité. Certains se demandent toujours pourquoi un majeur de 21 ans devait avoir autrefois l’autorisation de ses parents pour se marier. La réponse est bien sûr dans le Code civil…mais dans la version de 1804. Il est donc nécessaire de connaître l’histoire du Droit pour comprendre et bien interpréter le passé. Ce que je vous indique pour le XXème siècle est encore plus de mise pour le Droit de l’Ancien Régime, car on est dans des terres juridiques encore plus difficiles avec des règles bien différentes selon que l’on est dans un pays de droit romain ou dans un pays où régnait la Coutume.


PP : Vous êtes en quelque sorte promoteur d’initiative de recherches dans les fonds notariés. Vous encouragez les généalogistes  à chercher leurs ancêtres dans ce fonds.
Aussi, qu’est ce qui peut être l’argument principal pour commencer une recherche dans les archives notariales ?

JFP : Si nous voulons « faire vivre » nos ancêtres, voir comment ils ont vécu, nous connaissons peu de sources documentaires  en dehors des minutes notariales et des archives judiciaires.

PP : Qu’est ce qui vous intéresse en généalogie en dehors des recherches courantes ?
JFP : Ce qui me passionne c’est l’anthroponomie, qui est l’étude des noms de famille.
Lorsque j’étais en activité, je m’interrogeais sur l’origine des noms de certains de mes clients. Et grâce à mes connaissances dans les patronymes, je parvenais parfois à détendre l’atmosphère lorsqu’un dossier en cours amenait ces clients face à moi. Je parvenais à localiser l’origine géographique de leur nom de famille, cela les surprenait en bien d’autant que je leur fournissais également la signification du patronyme.

PP : Qu’est ce qui vous a mené à la généalogie ?
JFP : Adolescent, habitant alors en Ile de France, je me posais la question de savoir pourquoi mon nom de famille était si différent des autres.  Mes parents, qui avaient émigré, se disaient Bretons, mais mon père ne pouvait m’expliquer la signification de notre patronyme, ce qui me frustrait. J’ai donc mené quelques recherches sur ma famille paternelle et maternelle qui me prouvèrent que des deux côtés nous étions bien ancrés dans la Bretagne. Et puis, les livres ont fini par me donner la clé de l’énigme de mon patronyme, dont l’explication ne peut se faire qu’à partir de la langue bretonne. A cette époque, j’avais moins de 18 ans.

PP : Etiez-vous aidé par un cercle de généalogistes amateurs ?
JFP : A cette époque, aucun cercle n’existait. J’effectuais mes recherches généalogiques en me rendant dans les mairies. Puis mes études m’ont conduit à devenir notaire à Landivisiau j’ai disposé d’un peu plus de temps pour poursuivre mes recherches. Et plus tard, lorsque le Centre Généalogique du Finistère a été créé, j’ai rapidement adhéré et je suis devenu un des tous premiers membres.

PP : Devenu président du Cercle Généalogique du Finistère, quels sont vos chevaux de bataille pour développer l’association ? 
JFP : Mon action s’est focalisée sur deux points : tout d’abord faire adhérer notre association à GénéaBank, ce qui n’a pas été facile à faire accepter au départ au Conseil d’Administration et m’a pris quelques années. C’est en plaçant des données sur ce site que nous avons gagné plus d’un millier d’adhérents en très peu de temps. Nous avons relevé plus de 6.800.000 actes, à ce jour, dans les registres de l’état-civil et dans les registres paroissiaux. La consultation de nos relevés se fait de manière très performante, grâce à une programmation informatique de qualité, œuvre de Mr Marhic, sans qui rien n’aurait été possible. Etre président est une chose, mais trouver les hommes qui possèdent la technique est souvent bien difficile, mais indispensable. On ne peut développer une association comme la notre, si on n’a pas des spécialistes de haut niveau en matière informatique. Il faut rappeler que, parmi nos membres, 50 % vivent en Finistère –  les autres 50 % étant répartis dans  le reste du monde mais avec une moitié en région parisienne. Je crois qu’il n’y a que deux départements où nous n’avons aucun adhérent ! Pratiquement tous nos adhérents se sont mis à l’Internet. Peu importe où ils sont dans le monde maintenant pour consulter nos bases.

L’autre action s’oriente sur le développement de la revue «  Le Lien » basée sur  l’idée que celle-ci doit proposer des articles d’intérêt à base finistérienne avec des généalogies (descendante ou ascendante). …En somme,  c’est là tout l’intérêt suscité pour notre revue.
Depuis peu, les cent premiers numéros de notre revue sont même consultables sur notre site, avec des recherches ciblées par mots-clés. Beaucoup d’adhérents le restent pour lire la revue et soutenir également le CGF.

Dans un futur très proche, nous allons mettre à la disposition de nos adhérents une nouvelle base concernant les tutelles, curatelles, émancipations et décrets de mariage. Nous avions, en effet, constaté qu’il existait de nombreux travaux d’adhérents dans ces domaines. La programmation informatique vient d’être faite et cela fonctionne parfaitement. Nous avons commencé à remplir la base avec les travaux faits. Quand elle sera assez conséquente, elle sera, bien sûr, mise en ligne.

PP : Merci Monsieur le Président et bonne continuation dans tous les projets menés au Cercle Généalogique du Finistère.


Brève présentation de son  association
Le Centre Généalogique du Finistère (C.G.F) regroupe 5700 membres dans ses trois antennes de Quimper, Brest et Morlaix, qui gèrent en outre trois annexes au Relecq-Kerhuon, à Crozon et à Moëlan sur Mer.
Des bénévoles effectuent le dépouillement de nombreux registres paroissiaux et d’état civil. Les relevés sont accessibles dans les antennes par consultation sur ordinateur ou sur papier suivant les cas. 
Près de sept millions d’actes sont consultables par les adhérents sur le site de Généabank. 
Un forum permet de nouer des contacts intéressants, de trouver de l’aide et des renseignements. Le CGF publie « Le Lien », revue trimestrielle de qualité, dont les articles généalogiques et historiques sont écrits par des adhérents. 

Les conseils de Monsieur Pellan

Faire sa généalogie est pour beaucoup une addition d’ancêtres positionnés dans un tableau. Exercice certes indispensable, mais est-ce suffisant ? Tout généalogiste ne devrait-il pas avoir pour but de retracer la vie de ses ancêtres ? Mais lequel choisir dans tous ceux que l’on a découverts ? Tout est fonction de la mémoire familiale et des archives dont chacun peut disposer. A défaut, il est tentant de débuter par un ancêtre dont on porte le patronyme. Encore faut-il trouver un point de départ et dévider l’écheveau de fils bien cachés dans des archives endormies. 

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