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Petit vade-mecum de la recherche généalogique en Belgique

La recherche généalogique en Belgique ne diffère pas fondamentalement de celle que l’on peut effectuer en France.
Toutefois, en raison des spécificités historiques et géographiques du pays, certaines différences peuvent surprendre le chercheur non averti.

1- l’état-civil
Il commence en septembre 1796 (non pas 1792 comme en France) ; dans certaines communes, les anciens registres de paroisses ont continué à être employés jusqu’à la fin de l’année 1796, mais les indications de naissance, mariage et décès y étaient portées par l’officier de l’état-civil.

Les registres sont tenus en double exemplaire, un conservé à la maison communale, appelée dans certains cas l’hôtel de ville (=la Mairie), versé éventuellement dans la suite aux archives, l’autre déposé au Palais de Justice.

Les tables décennales ne diffèrent en rien de celles connues en France.

Les mentions marginales sont rares en Belgique, et ne concernent que les adoptions ou reconnaissances d’enfants, les divorces ou les changements de nom. La mention d’un mariage ou du décès sur les actes de naissance sont donc inconnus.

Les registres de moins de 100 ans ne sont pas consultables (ils n’ont souvent été microfilmés que jusque 1890 !)

Où consulter les documents ? Aux archives communales, s’il en existe ; sinon aux Archives de l’Etat du ressort de la commune (voir ci-dessous). Les documents conservés dans les Palais de Justice sont consultables sur autorisation (de plus en plus rarement accordée)

2- Les registres paroissiaux : c’est ici que résident les trois plus grandes différences avec la situation en France :

a) la langue utilisée dans les actes : sauf dans une bande de territoire limitrophe de la frontière française, les actes de baptême et de mariage sont très souvent rédigés en latin (parfois mélangé au flamand); les actes de décès/sépulture sont rédigés soit en latin, soit en langue vulgaire (français ou flamand).

b) le contenu des actes : les actes de mariages ne sont quasi jamais filiatifs (sauf dans le mince territoire cité ci-dessus) ; parfois les pères sont cités comme témoins au mariage de leurs propres enfants (quasi jamais les mères).

Pour connaître le nom des parents des conjoints, il faut chercher tous les enfants du couple, puis examiner attentivement les noms des parrains et marraines des enfants : les grands-parents sont en effet souvent les parrain et marraine des premiers enfants !

c) les tables : une loi de 1865 a rendu obligatoire pour les communes l’établissement d’une table alphabétique des noms contenus dans les anciens registres paroissiaux, et plus de 90% des communes ont obéi à la loi, ce qui est bien entendu une aubaine pour les généalogistes.

Malheureusement, la qualité des tables est extrêmement variable d’une municipalité à l’autre. Les principaux défauts sont : mariages non filiatifs, mariages où un seul des conjoints est cité, baptêmes non filiatifs, décès où le conjoint n’est pas mentionné, tables non cumulatives quand la commune comporte plusieurs paroisses…

Devant cet état de fait, et depuis plus de vingt ans, des bénévoles ont confectionné des tables plus appropriées. Citons aussi les « reconstitutions de familles », où l’auteur a reconstitué tous les noyaux familiaux du village (grands-parents, parents et petits-enfants) avec lieux et dates de naissance, mariage, décès de chacun.

Où consulter les documents ? Aux archives communales, s’il en existe ; sinon aux Archives de l’Etat du ressort de la commune (voir ci-dessous) ; auprès des sociétés de généalogie pour les nouvelles tables.


3- Les registres du recensement

On conserve en général très peu de listes complètes de la population d’une commune sous l’ancien régime ; seuls quelques curés ont dressé plus ou moins régulièrement des listes de leurs ouailles, mais bien souvent se contentent de citer le nom du chef de famille (parfois le nom de son épouse) et le nombre de leurs enfants.

L’autorité civile constitue éventuellement des listes de citoyens dans un but fiscal ou militaire, mais dans ces cas, ni les pauvres ni les femmes n’y sont reprises, et ces documents sont sporadiques et difficilement consultables.

Par contre, dès 1796 (parfois 1795), l’autorité française a fait établir régulièrement des états de la population (= recensement) ; au fur et à mesure du temps qui passe, ces listes sont de plus en plus complètes et fiables ; il devient alors possible de « suivre » un individu, ou même toute une famille sur une durée plus ou moins longue selon les cas.

Ces listes sont rédigées géographiquement, c'est-à-dire maison par maison, rue par rue, quartier par quartier… Des tables alphabétiques permettent de retrouver la personne qui vous intéresse.

Les registres de moins de 100 ans ne sont pas consultables.

Où consulter les documents ? Aux archives communales, s’il en existe ; les Archives de l’Etat du ressort de la commune (voir ci-dessous) possèdent parfois une copie sur microfilm.

4- Quelques autres sources :

le cadastre : la Belgique ne connaît malheureusement pas le « cadastre napoléonien » ; toutefois certaines communes disposant d’un bon service d’archives ont des documents cadastraux (entre autres les plans Popp et leur matrice cadastrale) datant des environs de 1870.

A consulter aux archives communales ; quelques uns aux Archives de l’Etat.

les almanachs du commerce : depuis 1830 (et jusque peu après la première guerre) ont paru annuellement des listes d’habitants des diverses villes du pays (au moins ceux qui s’étaient fait inscrire !) Il s’agit la plupart du temps de membres des professions libérales, des commerçants, des gros bourgeois ; on n’y trouve quasi pas d’ouvriers ni de domestiques. On ne renseigne rien de leur état civil, mais seulement leur profession et leur adresse.

Ils sont été remplacés par les Bottins du téléphone.

A consulter parfois aux Archives communales ; les Archives de la Ville de Bruxelles en ont une collection presque complète pour tout le pays.

l’armée : aux Archives communales, vous trouverez peut-être les registres de conscription et de milice (reprenant tous les jeunes hommes âgés de 20 ans, avec renseignements d’état-civil, description physique et éventuellement raison de la dispense du service militaire).

Aux Archives du Musée Royal de l’Armée, vous trouverez les dossiers de tous les officiers et sous-officiers belges (très intéressants car donnent aussi des renseignements d’ordre privé sur les intéressés et leur famille).

les listes électorales : contrairement aux registres du recensement, les listes électorales (alphabétiques) sont consultables sans limitation dans le temps ; vous pourrez y consulter des documents datant de 1830 à nos jours. Il faut toutefois remarquer que les listes les plus anciennes sont d’un maniement peu aisé : outre le fait qu’elles sont manuscrites, les personnes sont généralement regroupées par profession ou par état de fortune (conséquence du système de vote censitaire dans notre pays) ; de plus, toutes les listes n’ont pas été conservées. Seuls les hommes avaient le droit de vote jusqu’en 1949.

Y sont généralement mentionnés : nom, prénoms, lieu et date de naissance, adresse, profession, état-civil.

A consulter aux Archives communales ; les associations de généalogie en préservent le plus possible.

les registres de bourgeoisie : sous l’ancien régime, il était nécessaire de se faire admettre comme « bourgeois » dans une ville où on n’était pas né, pour pouvoir y exercer certaines professions (le cas est vrai pour la France également). Cet acte donnait lieu à la perception d’un droit et à l’inscription dans un ou plusieurs registres. L’inscription mentionnait en général, en plus des nom et prénoms de l’individu, son adresse, sa profession, son lieu d’origine et parfois le nom de ses parents et/ou conjoint. Ils n’ont été conservés que pour quelques villes (Ypres, Furnes, Louvain, Bruxelles…) et certains ont été édités.

Avant l'instauration des registres paroissiaux ou dans le cas où ceux-ci n'existent plus (pertes, destructions), ou encore comme complément, on peut établir sa filiation par la consultation de toute une série d’autres les moyens, notamment par les protocoles notariaux (successions, partages, contrats de mariage, etc.), les états de biens (Staten van Goed en Flandre), les greffes scabinaux (Oeuvres des échevins), les archives seigneuriales (reliefs de fiefs), ecclésiastiques (abbayes, cures) et familiales, les archives des administrations publiques (recensements par exemple), des établissements de bienfaisance (hôpitaux, hospices civils), etc. Il ne serait pas possible, dans ces quelques lignes de les détailler tous !!!

En général ces documents sont à consulter aux Archives de l’Etat, mais ceux concernant la bienfaisance sont parfois conservés aux Archives communales ou aux Archives du CPAS (Centre Public d’aide sociale).

Pour les généalogistes français habitués aux « séries » des archives départementales ou nationales, il est important de noter que cette notion de classement n’existe pas pour les archives belges


Communication de Michel VANWELKENHUYZEN


http://arch.arch.b


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