Comment compter les générations sur un arbre généalogique ?

John Doe
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Article publié par le pôle Les Echos Le Parisien Annonces

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Comment compter les générations sur un arbre généalogique ?

Vous vous êtes récemment pris de passion pour la généalogie et vous souhaitez construire l’arbre généalogique de votre famille ? En la matière, il y a plusieurs informations et mécanismes à connaître. Parmi eux, l’analyse des différentes générations et le comptage de ces dernières restent les éléments principaux qui vous permettent d’apprécier le lien familial entre vous et un ancêtre. Toutefois, sous ses airs anodins, savoir comment compter les générations sur un arbre généalogique n’est pas aussi simple qu’il paraît.

Pour vous aider à mieux comprendre toute l’histoire de votre ascendance, faisons le point sur ce calcul de la parenté et sur le meilleur moyen d’y parvenir.

Pourquoi compter les générations sur un arbre généalogique ?

Faire un arbre généalogique, c’est principalement pour savoir qui sont nos ancêtres et connaître nos liens de parenté avec eux. Au-delà de l’aspect historique, découvrir son ascendance donne surtout l’occasion de faire des découvertes cocasses et inattendues, que ce soit par le biais du père ou de la mère. Pour la petite histoire, il paraîtrait même que nous sommes tous les descendants de Charlemagne, puisque selon les historiens, en raison de l’évolution d’une ascendance à chaque génération, les descendants du mythique roi seraient aujourd’hui estimés à plus de 17 milliards. Considérant que la population de l’époque n’excédait pas 10 millions de personnes, nous pouvons tous penser légitimement qu’il s’agit de notre ancêtre.

Cependant, d’autres situations nécessitent la construction d’un arbre généalogique, comme lors d’une recherche d’héritiers, pour un défunt qui n’aurait laissé aucune famille derrière lui. Certains professionnels s’en sont même fait une spécialité depuis quelques années.

Comment analyser les différentes générations d’un arbre généalogique ?

Chaque généalogiste vous le dira, il n’y a pas 36 moyens de calculer la parenté dans un arbre généalogique. Afin de connaître par exemple le degré entre 2 cousins, les professionnels utilisent une formule mathématique, qui consiste à diviser le nombre d’ancêtres réels avec le nombre d’ancêtres théoriques. Bien entendu, cette technique implique de connaître précisément les ancêtres de la génération concernée, sous peine de ne pas pouvoir être appliquée.

Concrètement, pour chaque génération, on retrouve un certain nombre d’ascendants. Lorsque les nombres théoriques et réels sont identiques, on dit alors que l’implexe équivaut à 1. Par contre, lorsque certains ancêtres reviennent plusieurs fois dans l’arbre généalogique, cela fait inexorablement baisser le nombre réel au profit du nombre théorique. On dit alors que l’implexe est inférieur à 1.

À noter que plus l’implexe est faible, plus le degré de consanguinité est important. Il s’agit d’ailleurs d’une caractéristique marquée de certaines époques et régions, où les habitants d’un même territoire et d’une même religion avaient tendance à se reproduire entre eux. À l’inverse, plus l’implexe est haut, plus le nombre d’ancêtres est élevé, ce qui peut fortement compliquer des recherches.

Pour mieux visualiser l’implexe en situation, imaginons le cas de Patrice, marié à Stéphanie, et heureux papa avec celle-ci d’un petit garçon. À la recherche de ses ascendants, l’homme découvre qu’il partage un ancêtre commun avec sa compagne en la personne de leur arrière-grand-père. Stéphanie et Patrice sont donc petits-cousins, sans forcément le savoir, ce qui implique que leur fils est descendant par 2 fois de l’ancêtre en question. En conséquence, le chiffre de l’implexe sur cette génération s’en trouve inévitablement affaibli.

Quel est le meilleur moyen de compter les générations en généalogie ?

Dans un arbre généalogique, une génération est généralement représentée sous la forme d’un trait vertical. Pour compter le nombre de générations, après avoir remonté tous les ancêtres au préalable, il suffit parfois de compter le nombre de traits verticaux situés entre la dernière personne et l’ancêtre commun.

Cependant, en fonction de l’arbre généalogique, le comptage des traits verticaux peut s’avérer impossible. Ainsi, vous pouvez utiliser une méthode plus précise, avec la numérotation de Sosa-Stradonitz, très plébiscitée chez les professionnels de la généalogie. Cette technique consiste à attribuer un numéro pair aux hommes et un numéro impair aux femmes, en partant de la dernière personne de l’arbre, à savoir la plus jeune qui porte le numéro 1. Ainsi, son père a le numéro 2 et sa mère le numéro 3. D’une génération à une autre, il suffit ensuite de multiplier par 2 le numéro de l’enfant pour attribuer le numéro du père, avant d’y ajouter 1 pour le numéro de la mère.

À titre d’exemple, selon la numérotation de Sosa-Stradonitz, si vous êtes le numéro 1 de votre arbre généalogique :

  • votre père est le numéro 2 ;
  • votre mère est le numéro 3 ;
  • votre grand-père paternel est le numéro 4 ;
  • votre grand-mère paternelle est le numéro 5 ;
  • votre grand-père maternel est le numéro 6 ;
  • votre grand-mère maternelle est le numéro 7 ;
  • etc.
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