Comment faire une généalogie descendante ?

John Doe
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Article publié par le pôle Les Echos Le Parisien Annonces

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Comment faire une généalogie descendante ?

Avant toute chose, interrogez les membres de votre famille sur plusieurs générations. Vos parents, votre grand-père, vos oncles et vos cousins ont certainement des informations sur l’histoire de votre famille. Parfois même, des documents contiennent des données précieuses pour démarrer votre généalogie descendante : une commune, une région, une profession, une date de naissance, un acte de mariage, un acte de décès, etc. Vous pouvez aussi les solliciter en vérifiant s’ils ont eux-mêmes commencé leur arbre généalogique.

La généalogie descendante en quelques mots

La généalogie descendante a pour nature de choisir un ancêtre et d’en établir la descendance en revenant vers le moment présent. Plus compliquée à mettre en place que la généalogie ascendante, le fait d’établir sa généalogie descendante est un projet ambitieux, même si c’est le moyen idéal de construire un arbre généalogique descendant.

Cet arbre peut être complet si les recherches des ancêtres concernent les hommes comme les femmes : généalogie cognatique, mais les recherches peuvent également se limiter à la branche masculine de l’arbre généalogique, soit opter pour généalogie agnatique. Les femmes (filles) de la famille peuvent apparaître mais pas leur descendance (on n’inscrit que les noms de famille de la lignée).

Faire une généalogie descendante en consultant les bons documents

Les registres paroissiaux et les registres d’état civil des archives départementales sont les premiers documents à consulter.

Pour continuer il faut consulter les documents suivants :

  • les registres de catholicité : actes de baptêmes, de mariages et de décès,
  • les archives des études notariales : partages, successions, donations, ventes, achats de biens, baux de location, etc.,
  • les registres militaires : décorations, blessures (de guerre), liste des appelés à la guerre, mesures disciplinaires, campagnes militaires, etc.,
  • les recensements : composition des familles (âge, profession et adresse),
  • les listes électorales : âge, localité de naissance, profession, coordonnées du domicile des électeurs.

Faire une généalogie descendante avec la méthode d’Aboville

Dans le cadre d’une généalogie descendante, la méthode d’Aboville permet de numéroter les enfants du couple le plus éloigné dans le temps, ce sont les numéros 1, 2, 3, etc. Vient le tour des petits‑enfants du couple, numérotés en gardant le premier chiffre de leur parent déjà numéroté : 11, 12, 13, etc., les enfants de la deuxième génération descendante sont numérotés 111, 112, 113, ou 211, 212, 213, et les générations suivantes suivent sans cesse le même schéma.

L’intérêt de cette méthode est l’identification immédiate d’une génération de descendants et son gros inconvénient c’est la lecture des chiffres si les enfants du numéro 234 ont 9 enfants. La numérotation devient illisible et de fait, inefficace. Celle-ci ne permet pas non plus, de distinguer les garçons des filles, ni de leur attribuer un lien de parenté.

La méthode d’Aboville a fait des variantes, dont la méthode dite “de Pélissier”. Basée sur le même principe, elle attribue des lettres plutôt que des chiffres, permettant aisément de comptabiliser un nombre d’enfants importants (jusqu’à 26) et d’utiliser les lettres majuscules pour les garçons et minuscules pour les filles. Reste le problème de la lisibilité qui est identique.

Faire une généalogie descendante avec les “bons outils”

Les “bons outils” évitent la perte de temps et d’énergie, ils permettent de gérer le flot d’informations recueillies et d’avancer dans la construction d’un arbre généalogique.

  • Internet

D’innombrables sites en ligne donnent accès à des bases de données, des listes alphabétiques, des cartes de France classées par types de recherche, des registres de matricules militaires, des tables décennales subdivisées (naissances, mariages décès).

  • Les moteurs de recherche

Afin d’obtenir des résultats optimisés et ciblés, il faut utiliser un ou plusieurs des nombreux moteurs de recherche en ligne et utiliser les liens dédiés dans les divers articles traitant de la généalogie descendante, les sites officiels des divers Ministères, etc.

  • Un logiciel de généalogie

Gratuit en téléchargement sur internet, il est indispensable à la gestion, au classement et à la mise en forme des données saisies selon un modèle commun : nom, prénoms, dates de naissance-mariage-décès, lieu d’inhumation, domicile, profession, photos et notes personnelles.

Ce logiciel de généalogie édite des arbres généalogiques descendants (ascendants ou mixtes), des fiches de famille, des listes spécifiques, ainsi que tous les documents aux formats personnalisés.

  • Un fichier de transcription des données (type Gedcom)

Passerelle entre les fichiers d’un logiciel de généalogie à un autre. Les professionnels (notaires, avocats, généalogistes, etc.) échangent leurs fichiers sans risques d’incompatibilité dûe aux différents logiciels.

Note, Gedcom (“Genealogical Data Communication” – Communication de Données Généalogiques) est le plus connu ; il a été conçu par les Mormons, à l’origine de la Société généalogique d’Utah (Genealogical Society of Utah) en 1894.

Faire une généalogie descendante en utilisant les microfilms des Mormons

La Société généalogique d’Utah a d’abord existé sous la forme d’une “bibliothèque généalogique”. Créée par les Mormons, elle archive les microfilmes des registres de l’état civil et des registres paroissiaux des Etats-Unis et de l’Europe.

A l’heure actuelle, ce sont des millions de microfilms qui sont archivés dans des chambres fortes creusées dans le granit (150 mètres de profondeur).

En échange dun exemplaire de chaque microfilm, la France accepte que les Mormons aient accès aux registres de plus de 100 ans.

Même si certains bureaux d’archives départementales s’y opposent en raison du but religieux de l’action, la majorité des départements a numérisé ces microfilms qui sont maintenant disponibles à la consultation sur internet.

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